—————————–Résumé de l’Article————————————————
Le Parquet national financier a demandé un procès pour 13 personnes, dont Nicolas Sarkozy et trois de ses anciens ministres, dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Le ministère public accuse les défendeurs de “corruption passive, recel de détournement de fonds publics libyens, financement illicite de campagne électorale et associations de malfaiteurs”. Le PNF a rassemblé un “ensemble de témoignages convergents d’anciens dignitaires libyens” qui attestent de la demande de financement occulte de la campagne présidentielle faite par Nicolas Sarkozy en 2005. Les enquêteurs ont également trouvé des documents personnels d’un ancien ministre libyen, décédé en 2012, ainsi que des archives informatiques de l’intermédiaire Ziad Takieddine, qui prouvent l’existence d’espèces ayant transité vers des comptes occultes. Les accusations les plus lourdes portent sur des associations de malfaiteurs, notamment entre les ex-ministres Claude Guéant et Brice Hortefeux. Les magistrats ont souligné le rôle “actif, voire essentiel” de Claude Guéant et la “participation effective et consciente” de Brice Hortefeux, tandis que Nicolas Sarkozy est accusé d’avoir eu connaissance de ces agissements initiés par ses proches. L’ancien chef de l’Etat conteste les accusations portées contre lui. La décision finale sur un procès sera prise par les magistrats instructeurs financiers, probablement avant le mois de septembre.
—————————–Article Complet————————————————
Le Parquet national financier a justifié sa demande de procès pour 13 personnes, dont Nicolas Sarkozy, dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007. Selon le PNF, Nicolas Sarkozy aurait sollicité de Mouammar Kadhafi un soutien financier occulte pour sa campagne présidentielle. Le PNF ajoute que l’enquête a prouvé l’existence de contreparties diplomatiques, économiques et judiciaires, ainsi que de flux financiers atypiques et troubles en provenance de Libye via Ziad Takieddine. Le parquet accuse également des anciens ministres, Claude Guéant et Brice Hortefeux, d’avoir agi en qualité d’intermédiaires. La décision finale sur un procès sera prise par les magistrats instructeurs financiers probablement avant le mois de septembre.
——————————Article à Propos—————————————————-
Le procureur national financier (PNF) a demandé l’ouverture d’un procès contre l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy, pour un certain nombre d’infractions présumées. Mais sur quels éléments spécifiques cette demande de procès est-elle basée ?
Les charges portées contre Nicolas Sarkozy remontent à 2013, lorsqu’il était encore en exercice présidentiel. Cette année-là, il a été accusé de trafic d’influence et de corruption active. La première charge fait référence à une affaire impliquant Gilbert Azibert, avocat général à la Cour de cassation, qui aurait aidé Sarkozy dans une affaire légale en échange d’une promesse d’aide pour obtenir un poste prestigieux à Monaco. La deuxième charge concernait un autre cas présumé de corruption, dans lequel Nicolas Sarkozy aurait tenté de faire pression sur un juge pour obtenir des informations sur une autre enquête judiciaire.
Le PNF a également souligné un certain nombre d’autres accusations, notamment le financement illégal de la campagne de Sarkozy en 2012. Cette question a fait l’objet d’une enquête distincte de la part des autorités électorales françaises, qui ont finalement décidé en 2018 que son parti, l’UMP (aujourd’hui LR), avait dépassé les limites de financement autorisées.
Cependant, la demande de procès n’a pas été acceptée sans controverse. Nicolas Sarkozy a nié toutes les accusations portées contre lui, les qualifiant de « manigances politiques ». Certains de ses partisans ont également critiqué la manière dont les autorités judiciaires traitaient l’affaire, affirmant que Sarkozy était injustement persécuté.
Quoi qu’il en soit, la décision de poursuivre ou non Nicolas Sarkozy sera finalement prise par un juge, et le procès pourrait avoir lieu dans les prochains mois. Si l’ancien président est finalement reconnu coupable, il pourrait faire face à une peine de prison ou à une lourde amende, ainsi qu’à une humiliation publique pour un politicien qui a déjà occupé le plus haut poste du pays.
—————————–FIN————————————————
Retour à l’accueil Worldnet