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Les efforts de la Sars pour accroître la sécurité des prix de transfert transfrontaliers sont salués

L’introduction d’un programme d’accord préalable sur les prix (APP) en Afrique du Sud pour les transactions transfrontalières est largement considérée comme un “pas de géant” dans la bonne direction, bien que certains aspects clés du programme suscitent des réserves.

Les litiges relatifs aux prix de transfert sont en augmentation, entraînant d’importantes évaluations supplémentaires lorsque les autorités fiscales remettent en question la méthodologie des prix de transfert utilisée dans les transactions internationales.

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Les sociétés multinationales qui effectuent des transactions transfrontalières importantes préfèrent mettre en place un APP pour les transactions importantes afin d’éviter les litiges, les audits, les évaluations supplémentaires, voire la double imposition.

Sécurité fiscale

Les principaux objectifs d’un programme d’APP sont d’assurer la transparence, de créer une certitude fiscale et d’éviter ou d’éliminer les contrôles de prix de transfert et les litiges fiscaux coûteux en temps et en argent.

Corneli Espost, directeur chez PwC, affirme que la certitude fiscale reste une considération essentielle pour les entreprises lorsqu’elles investissent dans un pays donné.

Un pays doté d’un programme d’APP donne l’assurance à l’investisseur que ses affaires fiscales seront traitées efficacement et par des professionnels bien formés.

L’administration fiscale sud-africaine (Sars) a fait preuve d’une certaine réticence à introduire un programme d’APP. Toutefois, à la fin de 2020, il a publié un document de discussion sur les APP.

Vers la fin de l’année dernière, elle a publié une proposition de modèle et un projet de législation à mettre en œuvre, indique April Nicholson, directrice associée chez Graphene Economics.

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La date de mise en œuvre n’a pas encore été confirmée.

Lire : Les préoccupations croissantes autour des prix de transfert transfrontaliers en Afrique

Au cours d’un débat lors d’un sommet sur les prix de transfert organisé par le South African Institute of Taxation, M. Nicholson a indiqué que l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié en septembre son manuel sur les accords bilatéraux préalables sur les prix.

“Il est destiné à donner des orientations aux autorités fiscales et aux contribuables pour rationaliser leurs APP bilatéraux afin d’accroître la transparence et la collaboration.”

L’enquête approfondie de l’OCDE sur l’efficacité des APP bilatéraux a abouti à la rédaction d’un manuel comportant 29 bonnes pratiques, explique Philip Fouche, directeur associé chez Deloitte. “C’est une excellente occasion pour le Sars de se rattacher aux meilleures pratiques internationales”.

Phase pilote

L’Afrique du Sud commencera par un programme pilote qui se concentrera sur les APP bilatéraux (négociations entre l’ASAR et une autorité fiscale étrangère), avant d’étendre le programme aux APP unilatéraux (entre le contribuable et l’autorité fiscale) et multilatéraux (entre plus de deux autorités fiscales). accords.

Le processus comprend une consultation préalable à la demande qui a lieu dans les 60 jours suivant la réception par le Sars d’une demande d’APP.

Le Sars doit informer le contribuable dans un délai de 90 jours s’il peut procéder à l’introduction d’un APP. L’APP doit être déposé dans les 60 jours. Un délai est prévu pour une révision ou un retrait de l’accord.

Une fois l’accord conclu, le demandeur peut accepter, rejeter ou suggérer des modifications (apparemment limitées).

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Cela doit être fait dans les 60 jours suivant la réception de l’accord. Une fois qu’il est signé par toutes les parties, il entre en vigueur et est généralement valable pendant cinq ans.

Espost est préoccupé par les délais serrés dans lesquels les contribuables doivent rassembler les informations nécessaires pour remplir leur demande. Le Sars peut rejeter une demande si, à son avis, elle ne répond pas aux exigences prescrites.

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Manque de ressources

Le manque actuel de ressources pour gérer un programme d’APP à grande échelle constitue un défi majeur pour une mise en œuvre réussie.

Le Sars ne dispose pas d’un nombre suffisant de personnes ayant une expertise en matière de prix de transfert.

Espost estime que les difficultés peuvent être surmontées en limitant le nombre de cas admis dans le programme et en veillant à ce que les cas qui sont de nature complexe et qui, sans APP, donneraient lieu à un audit et même à une procédure amiable (la procédure qui permet aux autorités fiscales de résoudre les différends fiscaux internationaux) soient inclus.

L’existence d’APP présente des avantages, estime Kananelo Lethena, responsable principal des prix de transfert chez Deloitte. Toutefois, il n’est pas trop enthousiaste.

“Je pense que je ne serai enthousiaste que si le point de départ était les APP unilatéraux. Dès que l’on commence à parler d’APP bilatéraux, je suis moins convaincu que cela se produira bientôt”, déclare Lethena.

Carryn Alexander, partenaire fiscal chez Webber Wentzel, affirme que d’autres pays africains ont déjà adopté une législation d’habilitation pour les APP, mais que la mise en œuvre semble être le problème.

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En Afrique du Sud, il faudra peut-être trois à quatre ans avant que notre programme soit mis en place.

Elle attribue les difficultés de mise en œuvre au manque de pouvoir de négociation des pays africains par rapport aux pays développés, ainsi qu’au manque de compétences et d’expertise appropriées. “Je pense simplement que nous devrions nous lancer et le faire”.

Elle émet également quelques réserves sur les APP autant qu’elle pense qu’ils réduiraient, voire élimineraient, l’incertitude réglementaire pour les contribuables et l’administration fiscale.

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