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La cyber-gouvernance en Afrique est faible

Plusieurs pays africains poursuivent des ambitions de transformation numérique – en appliquant les nouvelles technologies pour améliorer le développement de la société. Mais l’absence de politiques appropriées sur le continent pour créer un cyberenvironnement résilient et sécurisé suscite des inquiétudes.

Qu’est-ce que la cyber-gouvernance et pourquoi est-elle si importante ?

La cybergouvernance est un aspect important de la stratégie internationale de cybersécurité visant à prévenir et à atténuer les cybermenaces. Elle se caractérise par des processus de contrôle, des hiérarchies décisionnelles et une coopération internationale. Elle comprend également des systèmes de responsabilisation et de comportement responsable des États dans le cyberespace. Ces dernières années, la cybergouvernance a occupé une place importante dans les programmes diplomatiques et politiques lorsque des régions ou des pays doivent travailler ensemble.

Pour promouvoir la transformation numérique, il faut sécuriser et stabiliser le cyberespace en utilisant des normes de gouvernance appropriées.

La transformation numérique offre à l’Afrique de formidables opportunités. Il s’agit notamment de l’autonomisation économique des citoyens, d’une gouvernance transparente et d’une réduction de la corruption. Mais la transformation numérique ne peut se produire sur le continent que si ses espaces numériques sont fiables, sécurisés et résilients.

Comment les gouvernements africains agissent-ils sur ce front ?

Pas très bien. En 2014, la Commission de l’Union africaine a adopté la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données personnelles.. Elle est également connue sous le nom de Convention de Malabo. Elle est censée fournir des principes et des lignes directrices pour garantir la cybersécurité et la stabilité dans la région.

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Seulement 15 des 55 États membres de l’UA ont ratifié la convention. Il s’agit du Ghana, de l’île Maurice, du Togo et du Rwanda.

La cyber-gouvernance a des dimensions politiques. Les pays africains sont ancrés dans des contextes historiques et culturels qui ont un impact sur la politique et la gouvernance. Les mécanismes de gouvernance dans la région sont en outre affectés par l’instabilité politique et les conflits.

La nature transfrontalière du cyberespace pose des problèmes particuliers. C’est particulièrement vrai pour les États africains qui ont l’habitude de contrôler les activités sur leur territoire.

Il en résulte une mauvaise compréhension de la cyber-gouvernance. Cela s’est traduit par des fermetures d’Internet et des restrictions des activités en ligne pour les citoyens. Nous en avons vu des exemples récents dans les pays suivants Sénégal, Burkina Faso, Éthiopie et Nigeria.

Les dirigeants africains n’ont pas tous la même vision de la réglementation de l’espace numérique. Leur réticence à ratifier la Convention de Malabo en témoigne.

Souvent, les normes internationales se heurtent aux réalités des pays en développement. C’est le cas des États africains qui se trouvent du mauvais côté de la fracture numérique. Cela signifie qu’ils n’ont pas la capacité, les compétences et l’infrastructure nécessaires pour gouverner le cyberespace selon les normes internationales. Dans l’ensemble, cette capacité institutionnelle et technique limitée implique qu’une cyber-gouvernance efficace pourrait ne pas exister en pratique en Afrique.

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Il y a cependant quelques bonnes nouvelles. Le Ghana a ratifié la Convention de Malabo et la Convention sur la cybercriminalité de 2001. Il a également adopté une Loi sur la cybercriminalité en 2020 et a mis en place un solide système d’information sur la cybercriminalité. stratégie de cybersécurité.

Que faut-il faire pour que tous les pays s’alignent ?

La préservation de la cyber stabilité est un effort de collaboration. Les pays africains doivent trouver des moyens de travailler ensemble pour promouvoir des politiques ou des stratégies appropriées. L’adoption de la Convention de Malabo montrerait que les pays reconnaissent l’importance de la coopération dans la gestion de l’environnement numérique.

Une plus grande coordination est également nécessaire au niveau régional. Par exemple, la Communauté de développement de l’Afrique australe a adopté un plan d’action pour le développement durable. une loi type sur la cybercriminalité. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a élaboré une directive sur la lutte contre la cybercriminalité. Les organisations régionales ont un rôle clé à jouer dans la formulation des politiques et l’obtention de résultats.

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Au-delà de la ratification de la Convention de Malabo, les États africains doivent également repenser les meilleures pratiques et la valeur des partenariats régionaux stratégiques. Ces partenariats sont importants car ils créent une responsabilité partagée dans un espace sans frontières.

L’Afrique doit adopter une approche diplomatique stratégique dans cet espace et chercher à être mieux représentée dans les dialogues mondiaux. L’Union africaine reste largement absente des processus onusiens en cours sur le développement de la cyber-gouvernance. Cela signifie que les intérêts, les réalités et les capacités nationales de l’Afrique ne recevront pas suffisamment d’attention dans ces processus. Il est également nécessaire de combler les lacunes institutionnelles et techniques qui ont empêché les États africains de participer pleinement.

L’adhésion à la Convention de Malabo fournirait un cadre pour des normes de cyber-gouvernance unifiées à travers le continent. Alors que la communauté internationale continue de définir ces normes, l’Afrique devrait être incluse.

Nnenna Ifeanyi-Ajufo est professeur de droit des technologies, Université de Bradford.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous une licence Creative Commons. Lire le article original.

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