Est-ce un facteur de classement dans la recherche Google ?

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Est-ce un facteur de classement dans la recherche Google ?

L’expertise, l’autorité et la fiabilité (E-A-T) sont importantes pour Google. C’est indiscutable.

En fait, l’E-A-T est un élément si essentiel dans la façon dont Google perçoit le contenu Web qu’il est mentionné 135 fois dans le document de 167 pages de Google intitulé Directives de l’évaluateur de qualité de recherche.

Mais est-ce un facteur de classement algorithmique ?

Mettons cette question à l’épreuve.

La revendication : E-A-T comme facteur de classement

J’aime commencer chacune de ces évaluations par une recherche sur Google. Il y a de fortes chances que si vous êtes Joe ou Jane SEO à la recherche d’arguments pour étayer une idée que vous êtes sur le point de présenter au patron ou d’expliquer quelque chose à un client, c’est ce que vous allez faire.

Et si vous cherchez aujourd’hui sur Google des preuves que l’E-A-T est un facteur de classement, vous trouverez de nombreux résultats convaincants qui plaideront en faveur de votre patron ou de votre client :

La preuve que l’E-A-T est un facteur de classement

Je ne mets en lien que le dernier article ci-dessus, car le premier est carrément hyperbolique et le second implique que l’E-A-T est un facteur unique avec un score mesurable.

Nous savons que ce n’est pas vrai.

Marie Haynesd’autre part, est une personne que je respecte beaucoup dans ce secteur.

Et comme elle a tendance à le faire, Mme Haynes dissèque et évalue les informations, sans tirer de conclusions hâtives.

Haynes explique :

« Il n’y a pas un seul et unique score E-A-T que Google attribue à un site Web. Au contraire, il y a plusieurs algorithmes chez Google qui utilisent l’idée d’E-A-T. »

Plutôt que de constituer un facteur en soi, l’expertise, l’autorité et la fiabilité informent d’autres facteurs de classement.

Cela les rend encore plus essentiels pour les professionnels du référencement.

Les conclusions de Haynes se fondent en grande partie sur un livre blanc de 2019 intitulé « Comment Google lutte contre la désinformationqui stipule :

« Notre système de classement ne permet pas d’identifier l’intention ou l’exactitude factuelle d’un élément de contenu donné. Cependant, il est spécifiquement conçu pour identifier les sites présentant des indices élevés d’expertise, d’autorité et de fiabilité. »

Elle a également participé à une conversation sur Twitter dans laquelle Googler Danny Sullivan a déclaré:

Tweet sur EAT comme facteur de classementCapture d’écran par l’auteur, novembre 2021

Les preuves contre l’E-A-T comme facteur de classement

L’attribution d’un score unique à un élément de contenu qui englobe l’ensemble de l’E-A-T est impossible, même pour Google, qui l’affirme dans le livre blanc susmentionné :

« Google n’est pas en mesure d’évaluer objectivement, et à l’échelle, la véracité d’un contenu ou l’intention de ses créateurs. En outre, un pourcentage considérable de contenu contient des informations qui ne peuvent pas être objectivement vérifiées comme des faits.

C’est parce qu’il manque le contexte nécessaire, parce qu’il est livré à travers une lentille idéologique avec laquelle d’autres peuvent être en désaccord, ou parce qu’il est construit à partir de points de données contestés. »

De plus, ils expliquent :

« Les systèmes (algorithmes Google News et Search) ne font pas de déterminations subjectives sur la véracité des pages Web, mais se concentrent plutôt sur des signaux mesurables en corrélation avec la façon dont les utilisateurs et d’autres sites Web évaluent l’expertise, la fiabilité ou l’autorité d’une page Web sur les sujets qu’elle couvre. »

Google a été clair sur la façon dont les directives relatives aux évaluateurs de qualité de recherche sont utilisées, notant qu’il a mené plus de 200 000 expériences avec des évaluateurs humains rien qu’en 2017.

Ces évaluateurs évaluent l’utilité et la qualité de chaque élément de contenu en fonction de son expertise, de sa fiabilité et de sa crédibilité.

« Les évaluations qui en résultent n’affectent pas le classement d’un site Web individuel, mais elles nous aident à évaluer la qualité de nos résultats, ce qui nous permet d’élaborer des algorithmes qui reconnaissent globalement les résultats répondant à des critères de haute qualité », explique Google.

En bref, les trois caractéristiques de l’E-A-T sont des signaux importants pour déterminer si un élément de contenu est fiable.

L’E-A-T comme facteur de classement : Notre verdict

E-A-T : Est-ce un facteur de classement dans la recherche Google ?

Pour être clair, notre verdict est quelque peu une question de sémantique, mais pas entièrement.

Il n’existe pas de « facteur de classement E-A-T », c’est-à-dire qu’il n’existe pas de score ou de classement E-A-T mesurable qui ferait monter ou descendre votre classement dans les recherches.

En définitive, l’E-A-T est un concept, pas un facteur de classement.

Mais le cadre E-A-T représente des signaux très réels que Google évalue à des fins de classement.

L’E-A-T fait partie intégrante de l’expérience de recherche et Google est parfaitement conscient de son importance dans la recherche et la diffusion d’informations modernes.

Google s’engage à améliorer la qualité des résultats de recherche en utilisant l’expertise, l’autorité et la confiance pour renseigner le PageRank et d’autres facteurs de classement.

Cela est particulièrement vrai lorsque la désinformation peut entraîner un préjudice réel pour un chercheur, comme c’est le cas pour la politique et le contenu de Your Money Your Life (YMYL).

Google utilise l’E-A-T pour déterminer la véracité de tout le contenu.

Cela signifie que l’E-A-T doit être incorporée dans chaque élément de contenu que vous produisez – et c’est un processus continu.

Vous ne pouvez ni manipuler l’E-A-T (pas longtemps, en tout cas) ni l’ignorer.

Google s’est engagé à débarrasser son index des fausses informations nuisibles, ce qui signifie que l’E-A-T ne cessera de gagner en importance. Ignorez-la à vos risques et périls.


Image en vedette : Paulo Bobita

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